Bon, après une bonne nuit de sommeil (rentré difficilement à 3h15) et un déjeuner à la maison, voilà mes impressions sur ce déplacement.
Trajet aller et avant-match :
Nous (madame et moi) nous réveillons à 7h30 alors qu'on avait décidé de se lever à 8h30 (crotte, on va être fatigués). On va acheter des vitamines à 10h30, juste avant de partir. Faut tenir la route à l'aller comme au retour. Nous téléphonons au vice-président du club d'Arras (qui m'a pris pour un responsable de club de supporters) qui ne sait pas (les délégués n'arrivent qu'à 15h-15h30), mais il est optimiste (contrairement à la veille au soir) et me conseille de rappeler à l'arrivée des délégués. Les bénévoles et les employés municipaux sont à pied d'oeuvre pour déneiger le terrain, qui n'a pas gelé en profondeur, donc nous prenons la route, confiants.
La route se passe sans encombre, aucun bouchon (pas même à Paris !) et après deux pauses collation, nous arrivons à Arras vers 15h30, nous trouvons le stade facilement. Le bar du stade étant situé à l'intérieur, le portail est ouvert et nous décidons d'entrer. Nous trouvons un premier bénévole qui nous confirme que le match aura lieu. Ouf. Ensuite, nous nous identifions avec maillot et écharpe et le vice-président nous demande où sont "les autres". Non, au départ d'Angers, nous ne sommes que deux. "On attendait une vingtaine d'ultras", mais on n'en sait rien, les ultras étant peu diserts sur leurs activités. Tout à coup, un dirigeant arrive en panique et dit que les arbitres ont demandé à ce que tout le terrain soit déblayé ("on n'aura jamais fini"). Des employés municipaux et des bénévoles, munis d'une brouette, de pelles, râteaux et souffleuses continuent de travailler sous notre regard anxieux. Tous les bénévoles rencontrés ont été très polis avec nous.
Les délégués arrivent et l'adjoint nous dit "on est passés à Angers il n'y a pas longtemps, je m'en souviens j'ai eu une panne de train à Sablé" (c'était avant SCO-Niort). Ils s'informent sur notre route. Nous voyons ensuite passer les arbitres, avec qui on a également pu échanger (hé oui, moi qui suis toujours prompt à tirer à boulets rouges sur eux, on a eu une discussion tout à fait cordiale - mais pas sur l'arbitrage en lui-même, faut pas exagérer

).
Les joueurs angevins, qui dormaient à Lesquin, arrivent ensuite, et OP nous donne deux places en trop (merci à lui). Nous sortons ensuite du stade pour passer le contrôle à l'entrée (pas de fouille, que c'est agréable !), nous retrouvons la famille boulonnaise vue à Calais l'an dernier, et nous plaçons sur le côté de l'unique tribune du stade au lieu du parcage visiteur ("c'est marqué honneur sur les places"). Viendra ensuite nous rejoindre un Angevin de Paris qui passera son temps à critiquer Doré et les CPA de Gomez.
Le match :
Le match commence sur de très bonnes bases, une action avec Gomez et N'Samé provoque un corner au bout de 15 secondes. Ensuite, un temps fort arrageois d'un petit quart d'heure puis le SCO se met à dominer stérilement comme contre Nîmes. Le premier tir cadré intervient à la 39ème, c'est plus rapide que contre Nîmes, donc c'est encourageant. Le premier vrai tournant du match intervient juste avant la pause, Matar Fall quitte le terrain, fracturé à la pommette (il finira le match à l'hôpital). Il sera remplacé par Décamps.
La seconde mi-temps commence comme a fini la première, avec une domination globale du SCO sans réel danger pour la défense arrageoise malgré les efforts de Gomez et N'Samé. Le SCO fait sortir Boufal pour Doré et Gomez (qui boitillait) pour El Jadeyaoui. Arras, qui avait gardé le même 11 de départ, commence à porter ses efforts dans le dernier quart d'heure et se procure 4 occasions franches : une première reprise de volée au point de penalty sur laquelle Malicki s'envole (78') ; un attaquant local qui bute sur Malicki alors qu'un coéquipier était seul au second poteau (81') ; sur la relance ratée de Malicki, notre gardien gagne un nouveau duel ; et juste avant la fin du temps réglementaire, Diallo glisse, l'ailier s'échappe, crochète Boyer, se retrouve seul face à Malicki et passe en retrait, mais l'attaquant, seul à 8m face au but vide, la met au-dessus

(90'+4). Je me dis alors que le SCO est béni des dieux, et que ça ne peut que passer pour nous.
Mais la prolongation commence sur les mêmes bases que la fin du temps réglementaire, alors que le SCO a fait ses trois changements depuis la 68' et que le technicien arrageois n'a toujours pas effectué un seul remplacement. Le SCO se procure quelques situations, mais ce qui devait arriver finit par arriver : sur une passe en profondeur ratée, Décamps remet la balle involontairement dans les pieds de l'attaquant arrageois, seul face à Malicki qui ne se fait pas prier pour ouvrir le score (105').
Après le changement de côté, le SCO se découvre un peu pour tenter de revenir, mais comme à chaque fois, le SCO échoue et il s'en faut de peu pour que le SCO n'encaisse un deuxième but en contre. Les joueurs (Auriac et Zoro principalement) commencent à perdre leurs nerfs alors qu'Arras effectue ses trois changements au fur et à mesure, à chaque arrêt de jeu (115', 116', 117'). Le SCO finit par se procurer une dernière occasion, mais le gardien local enlève le ballon de la tête de N'Samé (120'+2) sur un ultime coup-franc d'Auriac. Le corner de la dernière chance, sur lequel Malicki est monté, ne donnera rien.
L'arbitrage :
Dans l'ensemble assez bon (et le fait d'avoir discuté avec eux avant le match n'y change rien).
Le jeu et les joueurs :
Le jeu du SCO s'est montré assez stéréotypé dans l'ensemble, le terrain avait quelques flaques par endroits et s'est rapidement dégradé, mais il n'a joué qu'à la marge sur la prestation de nos joueurs.
Malicki (7,5) : A longtemps retardé l'échéance, il n'a pas réussi l'exploit supplémentaire de ne pas encaisser le but ou de marquer sur l'ultime corner. Des relances de qualité inconstante, toutefois. Grosse frayeur sur un choc avec un attaquant arrageois (65'), mais il a pu rester en place.
Fall (3,5) : Régulièrement dépassé par son ailier, il n'a jamais réussi à imposer son impact physique. Blessé sur un choc au visage, il sort à la pause. Remplacé par Décamps (5,5), correct dans son rôle, mais auteur du contre malheureux sur le but.
Zoro (5) : Lui aussi aura eu du mal à imposer son style, tout en puissance, mais avec plus de réussite cependant.
Boyer (4) : Régulièrement battu dans les airs et au sol, il a vécu une soirée difficile.
Diallo (3) : Défensivement dans le dur, offensivement inexistant. On attend tellement mieux.
Auriac (3) : Invisible, sauf pour se ruer sur un joueur d'Arras qui a dégagé le ballon sur un Angevin au sol.
Frikèche (5) : Volontaire, mais brouillon. Il n'a pas retrouvé son impact physique de la saison dernière.
Gomez (7) : Le meilleur joueur de champ sur le terrain, volontaire et appliqué, sans réussite dans ses coups de pied arrêtés ou dans la surface. Légèrement blessé, il est remplacé par El Jadeyaoui (68', 4,5) qui n'aura pas réussi à faire profiter le SCO de sa vitesse malgré une combativité indéniable.
Boufal (3) : Assez transparent lui aussi. Remplacé par Doré (55', 4), toujours très disponible mais aussi brouillon et le moral dans les chaussettes à la finition. Une frappe cadrée sans danger pour le gardien adverse.
Diers (3,5) : Disponible aussi, mais peu servi. Les rares fois où il s'est retrouvé en position favorable seul face au gardien (5', 51'), il a raté son contrôle. Assez transparent au coeur du jeu angevin.
N'Samé (6,5) : Face à un adversaire de CFA 2, il a été très en vue, il a souvent pris de vitesse les défenseurs, sans réussir à se créer de réelles opportunités. Dommage, car son match aurait pu être très bon s'il avait réussi à se procurer des occasions.
Après-match et trajet retour :
Les joueurs ne nous ont pas salué à la fin du match, nous nous sommes frayés un chemin au milieu de la tribune d'honneur en liesse, passablement agacés. Nous attendons devant le bus des joueurs. Ils faisaient tous la tronche et nous ont à peine adressé la parole. La soute du car était aussi désorganisée que le SCO sur le terrain.
Le trajet retour fut plus compliqué, en laissant beaucoup d'énergie dans les bouchons à Paris et en maugréant que les Parisiens conduisent comme des pieds, ne connaissent pas la file de droite et forcent le passage. Je m'arrête pour dormir une petite heure sur l'aire de Brou, avant d'arriver épuisé (harassé, devrais-je dire) à Angers à 3h15.
Les questions :
- Comment se fait-il qu'à la mi-saison, le SCO n'ait toujours pas réussi à renverser une seule situation défavorable ? Il y a un gros problème mental dans cette équipe.
- Où est passé notre fond de jeu ? Certes, le terrain ne se prêtait pas à un jeu flamboyant, mais quand même...
- Comment se fait-il que nous ayons craqué physiquement alors qu'on avait fait nos trois changements et les Arrageois pas un seul ?
- Pourquoi toujours aussi peu de frappes cadrées ? C'est un exorciste qu'il leur faut.
- Moulin n'a pas l'esprit coupe, on le sait. Mais il semblerait qu'il n'a pas la clé du problème offensif grave qui touche le SCO. Et ça, c'est flippant.
- Que peut jouer le SCO cette saison avec tous ces problèmes ?
jourdesco a écrit :Jack.Boss a écrit :Je ne sais pas si CCSCO est sur place mais le pauvre, je le plains...

Pas moi.
Il savait très bien comment ça allait se passer.

Merci, je savais que je pouvais compter sur le soutien de mon voisin de stade.
Dans l'ensemble, je ne regrette pas ce déplacement, juste le match en lui-même.
VICASCO a écrit :L' arbitrage aura certainement une grosse part de responsabilité ....

Non, même pas (voir ci-dessus).