C'est de la propagande, il n'y a aucune objectivité dans cet article.parissco a écrit :sans commentaire......................
Merci la SNCF, je fais 60 heures au lieu de 50!"
AFP
[ mardi 13 décembre 2005 - 12h02 ]
Des passagers se pressent sur l'un des quais de la gare du Nord, le 12 décembre 2005 à Paris, alors que le trafic sur les RER D et B restaient perturbés
© AFP Bertrand Guay
RIS-ORANGIS (AFP) - "Merci la SNCF, je fais 60 heures au lieu de 50!". Chef cuisinier à Suresnes, Jean-Pierre attend un hypothétique train en gare de Ris-Orangis-Val-de-Seine sur la ligne du RER B en grève depuis neuf jours, comme les autres passagers il exprime son ras le bol.
"Comme beaucoup d'usagers de la ligne, Jean-Pierre part plus tôt et revient plus tard. "Quand on pense que les conducteurs travaillent six heures par jour, ils ont de la chance de ne pas se faire casser la figure!" s'énerve-t-il.
"Cela fait une heure qu'on attend et le 6H40 n'est toujours pas là!".
Anissa, 43 ans, travaille dans les cantines scolaires et Laure, 27 ans, au ministère de la Justice. Toutes les deux "arrivent plus tôt au travail et rentrent plus tard à la maison".
"Ce sont toujours les mêmes pris en otages", lâche Anissa amère. Sa camarade de galère rappelle que "sur cette ligne, il y a toujours des retards même sans grève!"
Frédéric, 52 ans, attend une collègue sur le quai pour lui transmettre des documents: "J'ai de la chance, je fais du télé-travail, donc je ne prends pas le train."
"Sur Internet la liste des privilèges des grévistes circule, si c'est vrai, il y a de quoi être en colère", ajoute-t-il, faisant allusion à un mail anonyme diffusé sur la toile dont les informations ont été démenties point par point par la direction de la SNCF.
"Ils pourraient penser aux gens qui travaillent dans de petites structures et qui perdent leur boulot", s'agace Florence, une manager en assurances de 37 ans.
Annie qui travaille dans une banque trouverait normal de se voir rembourser les 101 euros de la carte orange, la direction s'étant engagée à rembourser les usagers.
Marie-Christine, 40 ans, tente de rallier Corbeil-Essonnes. "Je suis secrétaire à l'hôpital et pas fonctionnaire!" précise-t-elle. "Quand on voit ce qu'ils font et qu'ils se plaignent...! Une de mes copines infirmières vient de l'Yonne: quatre heures aller et autant au retour!".
Sur le quai d'en face, sa fille, Jennifer, 20 ans, met trois heures pour rejoindre son poste d'hôtesse d'accueil à Saint-Cloud. "Ils ne pensent qu'à eux! Certains soirs on vient me chercher à Grigny parce que les trains ne vont pas jusqu'ici", se plaint-elle.
Son ami, Loïc, un assistant de direction de 22 ans fait chorus: "Dans le privé ils seraient vidés ! Ils voudraient travailler trois heures par jour!".
"Il faudrait sanctionner la SNCF et les grévistes ", estime Meydi. Etudiant à Jussieu, il a eu du mal à aller passer un examen samedi dernier. "Là, ils ont vraiment exagéré: il n'y avait pas de train du tout !"
La jeune femme au guichet de la gare distribue les billets de retard "à plus de la moitié des passagers" avec le sourire. "La majorité des gens ne sont pas agressifs, c'est une petite gare tranquille" dit-elle.
Le pire qu'elle ait entendu : "Les petits jeunes des banlieues, ils devraient brûler vos gares et Auriez-vous l'amabilité de vous taire, très chers ? avec!".
Placide, la jeune femme a ouvert la gare un quart d'heure plus tôt pour que les gens puissent se mettre au chaud.
"Je comprends la colère des clients", assure-t-elle en soulignant qu'elle "aussi" travaille le week-end en venant de Melun, mais pas en train
Rien que le titre est évoquateur: "Merci la SNCF, je fais 60 heures au lieu de 50!". Style monsieur le cuisinier travaille 15h de plus que tout le monde et il se fait prendre en otage par les "feignasses".