vince971 a écrit : mar. 07 avr., 2026 12:58 pm
Le peuple, "sociologique", c'est une acception parmi d'autres, mais trop restrictive à mon sens. Le peuple, c'est avant tout celui qui fait la nation, cette part agissante (citoyenne), ce que certains oublient trop aisément.
Quant au mythe de la démocratie directe, elle est hélas souvent convoquée pour légitimer des décisions autoritaires. Et pour son aspect séduisant lié à la participation populaire, c'est souvent superficiel et manipulé. La démocratie directe peut être le fossoyeur de la démocratie tout court.
Comparer à d'autres pays, ça fait de plus en plus sens. Et il n'est pas du tout question ici de vivre dans des aéroports, voilà un biais sans lien avec le propos. En revanche, on aura sans doute tous observé que nous évoluons dans un monde globalisé (en dehors des même des...aéroports), et que nous sommes amenés à voir nos souverainetés héritées de l'Etat-nation remises en question. Et que les échelles de gouvernance subissent une mutation : en gros, plus de distance. Dans ce contexte, la comparaison s'impose. Et cela devient même de plus en plus pertinent.
Enfin, il m'est difficile de voir en quoi la négation du politique se confondrait avec cette idée de comparaison avec d'autres qualités de vie dans d'autres Etats. La politique se nourrit bien sûr de la communauté (nationale, fédérale...), mais également de ses connexions avec les ailleurs. C'est la marche même de l'Histoire depuis des millénaires.
Merci de cet échange !.
Le peuple, "sociologique", c'est une acception parmi d'autres, mais trop restrictive à mon sens. Le peuple, c'est avant tout celui qui fait la nation, cette part agissante (citoyenne), ce que certains oublient trop aisément.
Oui, le peuple conçu comme l'ensemble des citoyens (populus), mais aussi le peuple conçu comme la partie la plus plébienne de la société (plebs). Je suis d'accord avec toi sur cette partie agissante, mais elle n'est pas homogène....les grands récits ont disparus, notamment celui de la construction historique de la classe ouvrière.
Le peuple ou les peuples se pensaient aussi en classe. C'était le cas de la bourgeoisie également.
Quant au mythe de la démocratie directe, elle est hélas souvent convoquée pour légitimer des décisions autoritaires. Et pour son aspect séduisant lié à la participation populaire, c'est souvent superficiel et manipulé. La démocratie directe peut être le fossoyeur de la démocratie tout court.
Je ne comprends pas cette méfiance de la démocratie directe....tu écris " superficiel et manipulé", mais c'est la même difficultée avec la démocratie représetentative, et les exemples sont nombreux.
Ma sensibilité est Orwelienne. Je crois en la "common-décency", ou décence ordinaire du peuple. Je ne vois pas pourquoi celui-ci devrait être privé de choix fondamentaux. J'aime bien l'approche de Etienne Chouard sur ce sujet sur des "constituantes".
Comparer à d'autres pays, ça fait de plus en plus sens. Et il n'est pas du tout question ici de vivre dans des aéroports, voilà un biais sans lien avec le propos. En revanche, on aura sans doute tous observé que nous évoluons dans un monde globalisé (en dehors des même des...aéroports), et que nous sommes amenés à voir nos souverainetés héritées de l'Etat-nation remises en question. Et que les échelles de gouvernance subissent une mutation : en gros, plus de distance. Dans ce contexte, la comparaison s'impose. Et cela devient même de plus en plus pertinent.
Alors, justement, autre point de désacord....je veux le rétablissement de l'état-nation.....la globalisation est remise en cause par beaucoup. Ses conséquences ont été et sont encore funestes sur tout un tas de domaines. Et d'ailleurs, il ne peut y avoir de démocratie sans état.....ce que tu appelles "les échelles de gouvernance", c'est tout simplement une vision impériale. Il est d'ailleurs curieux que ceux qui prêchent la protection de la diversité ou l'expression de celle-ci, adhèrent à une globalisation qui nie la diversité.