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La chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, le 27 septembre 2009
Les législatives de dimanche seraient un vrai succès pour Angela Merkel, après 4 ans de margiage forcé : son parti obtiendrait 33,5% des voix, selon les sondages de sortie des urnes.
La chancellière va ainsi pouvoir constituer la coalition de centre-droit de son choix avec les libéraux. Le SPD enregistrerait son plus bas score historique, entre 22,5% et 23,5 %.
D.H. (avec agences) - le 27/09/2009 - 18h04
Mis à jour le 27/09/2009 - 18h37
Tonnerre d'applaudissements au siège de la CDU dimanche à 18h, à l'annonce des sondages de sortie d'urnes. Les électeurs allemands ont reconduit dimanche à la chancellerie la conservatrice Angela Merkel, qui va pouvoir rompre 4 ans de mariage de raison en constituant la coalition de centre-droit de son choix avec les libéraux, selon ces sondages. Son parti CDU-CSU obtiendrait 33,5% des voix, le SPD 23,5%, le FDP 14,5%, la gauche 13% et les Verts 10%.
A 55 ans, la popularité d'Angela Merkel, première femme à diriger l'Allemagne et première chef de gouvernement venue d'ex-RDA, ne se dément donc pas. C'est d'ailleurs sur cette image que le parti avait joué lors de la campagne. La CDU/CSU et le FDP pourront, selon les projections des deux grandes chaînes publiques allemandes, ZDF et ARD, gouverner ensemble la première puissance économique européenne, frappée par une récession sans précédent, avec une majorité confortable (entre 320 et 324 sur 598) au Bundestag, la chambre basse du parlement allemand, sans même avoir besoin de "mandats supplémentaires".
Claque pour le SPD
En face, le SPD, qui a dores et déjà reconnu la victoire de Merkel, n'a pas su, avec son candidat à la chancellerie (le ministre des Affaires étrangères sortant Frank-Walter Steinmeier, 53 ans), se présenter comme un véritable rival des conservateurs avec lesquels il avait gouverné dans une "grande coalition". D'autant qu'Angela Merkel, désignée "femme la plus puissante de la planète" pour la quatrième année consécutive par le magazine Forbes, plaidait pour la fin de cette coalition. Au final, les sociaux-démocrates (SPD) enregistreraient leur plus bas score historique, entre 22,5% et 23,5 %.
Le taux de participation a en revanche été historiquement bas dimanche à ces législatives allemandes, 72,5%, contre 77,7% en 2005, qui était déjà un record à la baisse.

