Prudence étant mère de sûreté, un petit rappel de bon sens : l'espérance de gain est calculée pour être négative par les bookmakers → si vous n'avez pas de meilleures informations ou une meilleure connaissance de l'objet de vos paris qu'eux, vous êtes sûrs de perdre votre argent sur la durée.
Illustration par l'exemple : le match du jour entre Nîmes et Montpellier.
Probabilité des résultats selon les américains de FiveThirtyEight : Nimes 34% // Nul 30% // Montpellier 36%
Meilleures cotes trouvées sur ce match : Nîmes 2.65 / Nul 2.9 / Montpellier 2.9
Dans un monde imaginaire, ce match se joue 100 fois avec les mêmes données.
Un premier joueur mise 100 fois 1€ sur Nîmes. Il gagne 34 fois. Il part donc de -100 et gagne 90,1. Il est perdant.
Un second joueur mise 100 fois 1€ sur le nul. Il gagne 30 fois. Il part donc de -100 et gagne 87. Il est perdant.
Un troisième joueur mise 100 fois 1€ sur Montpellier. Il gagne 36 fois. Il part donc de -100 et gagne 104,4. C'est pas de bol pour moi, on tombe sur une exception : en général les trois options sont perdantes, vous pouvez vérifier. Mais tout dépend aussi des probabilités acceptées - je ne suis pas convaincu que les statisticiens américaines aient une vision qualitative du NO et du MHSC donc c'est potentiellement un calcul purement statistique.
C'est le principe de l'
espérance de gain, illustrée par le
paradoxe de Saint-Pétersbourg.
Donc pour gagner scientifiquement aux paris, deux possibilités :
- trouver une espérance positive (par exemple ici la cote de Montpellier semble payer positivement le risque pris - pas beaucoup certes) ;
- en savoir plus que les bookmakers (ce qui explique l'intérêt vif de certains parieurs pour des championnats très exotiques).
Les cotes sont calculées sur des modèles probabilistes purement statistiques. Donc si vous suivez le SCO depuis longtemps, que vous êtes capable de sentir à peu près le résultat d'un match à venir car vous avez une idée précise de comment fonctionne l'équipe en ce moment, vous avez potentiellement un avantage sur les bookmakers. A condition d'être capable de juger son équipe objectivement, ce qui est plus difficile qu'il n'y paraît (cf. topic des pronos, beaucoup plus de résultats positifs pronostiqués que réalisés).
Bien entendu, ne pariez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.
Enfin, malgré mon discours préventif, certains en vivent ou du moins se font un revenu complémentaire substantiel grâce aux paris (on en a un comme ça à la Brigade

), mais c'est du boulot. Comme la bourse ou le poker, faut réfléchir, sinon c'est de la pure chance (mais n'est-ce pas ce que certains veulent ?).