Re: Monsieur Stéphane MOULIN
Posté : mer. 29 nov., 2023 11:36 am
Extraits de l'interview de Stéphane Moulin après le match contre Caen ; Assez élogieux l'ancien coach du SCO !
Que vous inspire le score du match de lundi ?
Stéphane Moulin : « Sur le résultat brut, la victoire angevine ne se discute pas, même si le score est un peu sévère à mon sens. J’ai senti que Caen avait le frein à mains dès le début du match, alors que le SCO semble sûr de sa force. L’impression dégagée par une équipe est à l’opposée de l’autre. Pourtant, il y a de la qualité dans cette équipe de Caen, mais ils sont dans une situation compliquée, sans confiance. À Angers, à l’inverse, on ressent une force collective. »
À quoi la mesurez-vous ?
« Entre les matchs du tout début de saison auxquels j’ai assisté et celui de lundi, ce qui frappe le plus, c’est leur confiance. Ils mettent en place ce qu’ils savent faire de manière méthodique et donnent le sentiment de savoir qu’à un moment, ça va passer. »
Quelles sont les spécificités du jeu du SCO, à vos yeux ?
« Il y a de la diversité. Ils sont capables de maîtriser le jeu si l’adversaire leur laisse le ballon et de créer des décalages, notamment sur les côtés. Et ils savent aussi laisser le ballon et se montrer performants en attaques rapides. Ça les rend redoutables dans les deux configurations de match. Et puis, à domicile, les scénarios se ressemblent. Ils mènent très souvent, avant une période où ils laissent quelques ouvertures à l’adversaire, et finalement ils creusent l’écart grâce à leurs entrants. Contre Bordeaux, et Valenciennes aussi un peu, ça donnait le même sentiment. Ils doivent créer les conditions qui leur réussissent. Sur 4, 5 ou 6 matchs consécutifs, le hasard a ses limites… »
« C’est un véritable plaisir à voir »
Le SCO est paradoxalement une équipe qui tire assez peu (10,2 tirs de moyenne, 16e bilan de L2). Est-ce le signe de son efficacité ?
« Ils n’ont pas des tonnes d’occasions, en effet, mais elles sont souvent très, très franches, en ayant créé des gros déséquilibres, comme sur les trois buts face à Caen. Ça va de pair avec la confiance, qui paraît presque insolente. »
Dans cette équipe, qui vous marque particulièrement ?
« C’est homogène, franchement. Je trouve la charnière très solide, par exemple. Hountondji a retrouvé son meilleur niveau. Et un joueur est l’image du bénéfice qu’on tire d’avoir joué en Ligue 1, c’est Abdoulaye Bamba. Il pouvait avoir des sautes de concentration : là, il rayonne. Pour Farid (El Melali) et Pierrick (Capelle) c’est la même chose : tu sens qu’ils ont joué au-dessus. Après, Abdelli, je n’en parle même pas : c’est vraiment le patron. Il a quelque chose en plus, le talent ne se dément pas. Et encore, sur le tempo, s’il jouait 80 % de ses coups à fond, je pense que le SCO aurait encore plus d’occasions. Mais il joue avec ses partenaires, il court, il défend… Et puis, un dernier mot sur les entrants, comme Lilian (Raolisoa) et le petit Jean-Mattéo (Bahoya). Déjà 5 buts, toujours en entrant, c’est fort. Leur état d’esprit, leur fraîcheur et le dynamisme qu’ils amènent sont un atout énorme pour un coach. »
Justement, le travail d’Alexandre Dujeux plaît au confrère que vous êtes ?
« Je l’apprécie. J’aime quand on sent qu’il y a du boulot en amont, que c’est préparé, voulu. C’est un véritable plaisir à voir. Je devine qu’il a la préoccupation de l’équilibre de son équipe, qui est constant en phase offensive. D’ailleurs, ils ne concèdent presque pas d’occasion en attaque rapide. Quand ils perdent le ballon, tout le monde est concerné, ce qui est garant de plein de bonnes choses. On sent que son équipe croit en ce qu’elle fait. C’est un vrai groupe, dans les deux sens : du coach vers les joueurs et des joueurs vers le coach. »
« En confirmant Alexandre Dujeux, ils ont gagné du temps »
Angers-SCO est 2e de Ligue 2. Il se positionne comme un candidat crédible à la remontée en L1, à vos yeux ?
« Légitimement, oui. Ils peuvent nourrir cette ambition. Je n’aurais pas parlé comme ça en début de saison, car on sait les traces que laisse une descente. Mais ils ont un effectif de qualité pour la Ligue 2. Le club a été intelligent de vite mettre le coach en place dès la fin de saison. Ils ont gagné du temps. Force est de constater que la mayonnaise a pris. J’ai vu jouer quasiment toutes les équipes de L2, le SCO n’a rien à envier à personne. Leur série actuelle (9 victoires sur les 12 dernières journées, ndlr), ce n’est pas rien. Vu d’où ils reviennent, c’est même assez remarquable. Pour l’instant, dans cette L2 dont le niveau me paraît moins fort que l’an dernier, je ne vois pas de qui ils devraient avoir peur. Après, trop de confiance tue la confiance, mais pour le moment leur recette marche. Ils n’ont absolument aucun complexe à faire. D’ailleurs, ils ne jouent pas comme une équipe qui en fait. »
-----------------------------------
Que vous inspire le score du match de lundi ?
Stéphane Moulin : « Sur le résultat brut, la victoire angevine ne se discute pas, même si le score est un peu sévère à mon sens. J’ai senti que Caen avait le frein à mains dès le début du match, alors que le SCO semble sûr de sa force. L’impression dégagée par une équipe est à l’opposée de l’autre. Pourtant, il y a de la qualité dans cette équipe de Caen, mais ils sont dans une situation compliquée, sans confiance. À Angers, à l’inverse, on ressent une force collective. »
À quoi la mesurez-vous ?
« Entre les matchs du tout début de saison auxquels j’ai assisté et celui de lundi, ce qui frappe le plus, c’est leur confiance. Ils mettent en place ce qu’ils savent faire de manière méthodique et donnent le sentiment de savoir qu’à un moment, ça va passer. »
Quelles sont les spécificités du jeu du SCO, à vos yeux ?
« Il y a de la diversité. Ils sont capables de maîtriser le jeu si l’adversaire leur laisse le ballon et de créer des décalages, notamment sur les côtés. Et ils savent aussi laisser le ballon et se montrer performants en attaques rapides. Ça les rend redoutables dans les deux configurations de match. Et puis, à domicile, les scénarios se ressemblent. Ils mènent très souvent, avant une période où ils laissent quelques ouvertures à l’adversaire, et finalement ils creusent l’écart grâce à leurs entrants. Contre Bordeaux, et Valenciennes aussi un peu, ça donnait le même sentiment. Ils doivent créer les conditions qui leur réussissent. Sur 4, 5 ou 6 matchs consécutifs, le hasard a ses limites… »
« C’est un véritable plaisir à voir »
Le SCO est paradoxalement une équipe qui tire assez peu (10,2 tirs de moyenne, 16e bilan de L2). Est-ce le signe de son efficacité ?
« Ils n’ont pas des tonnes d’occasions, en effet, mais elles sont souvent très, très franches, en ayant créé des gros déséquilibres, comme sur les trois buts face à Caen. Ça va de pair avec la confiance, qui paraît presque insolente. »
Dans cette équipe, qui vous marque particulièrement ?
« C’est homogène, franchement. Je trouve la charnière très solide, par exemple. Hountondji a retrouvé son meilleur niveau. Et un joueur est l’image du bénéfice qu’on tire d’avoir joué en Ligue 1, c’est Abdoulaye Bamba. Il pouvait avoir des sautes de concentration : là, il rayonne. Pour Farid (El Melali) et Pierrick (Capelle) c’est la même chose : tu sens qu’ils ont joué au-dessus. Après, Abdelli, je n’en parle même pas : c’est vraiment le patron. Il a quelque chose en plus, le talent ne se dément pas. Et encore, sur le tempo, s’il jouait 80 % de ses coups à fond, je pense que le SCO aurait encore plus d’occasions. Mais il joue avec ses partenaires, il court, il défend… Et puis, un dernier mot sur les entrants, comme Lilian (Raolisoa) et le petit Jean-Mattéo (Bahoya). Déjà 5 buts, toujours en entrant, c’est fort. Leur état d’esprit, leur fraîcheur et le dynamisme qu’ils amènent sont un atout énorme pour un coach. »
Justement, le travail d’Alexandre Dujeux plaît au confrère que vous êtes ?
« Je l’apprécie. J’aime quand on sent qu’il y a du boulot en amont, que c’est préparé, voulu. C’est un véritable plaisir à voir. Je devine qu’il a la préoccupation de l’équilibre de son équipe, qui est constant en phase offensive. D’ailleurs, ils ne concèdent presque pas d’occasion en attaque rapide. Quand ils perdent le ballon, tout le monde est concerné, ce qui est garant de plein de bonnes choses. On sent que son équipe croit en ce qu’elle fait. C’est un vrai groupe, dans les deux sens : du coach vers les joueurs et des joueurs vers le coach. »
« En confirmant Alexandre Dujeux, ils ont gagné du temps »
Angers-SCO est 2e de Ligue 2. Il se positionne comme un candidat crédible à la remontée en L1, à vos yeux ?
« Légitimement, oui. Ils peuvent nourrir cette ambition. Je n’aurais pas parlé comme ça en début de saison, car on sait les traces que laisse une descente. Mais ils ont un effectif de qualité pour la Ligue 2. Le club a été intelligent de vite mettre le coach en place dès la fin de saison. Ils ont gagné du temps. Force est de constater que la mayonnaise a pris. J’ai vu jouer quasiment toutes les équipes de L2, le SCO n’a rien à envier à personne. Leur série actuelle (9 victoires sur les 12 dernières journées, ndlr), ce n’est pas rien. Vu d’où ils reviennent, c’est même assez remarquable. Pour l’instant, dans cette L2 dont le niveau me paraît moins fort que l’an dernier, je ne vois pas de qui ils devraient avoir peur. Après, trop de confiance tue la confiance, mais pour le moment leur recette marche. Ils n’ont absolument aucun complexe à faire. D’ailleurs, ils ne jouent pas comme une équipe qui en fait. »
-----------------------------------